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#61 [url]

Aug 1 15 2:24 AM

Il n'y a pas Campanita? Bon ben exceptionnellement je vais faire l'analyse du 4033:

Joy: excuse-moi Nikki, t'es bien sympa, mais je crois que les copines et moi, on va s'en occuper de cette analyse

Nikki: Ah bon? et pourquoi?

Joy: Parce que si tu t'en occupes, on aura juste un gros tas chiant, ça te résume bien le truc ?

Nikki: Bon, ok, à vous les filles...

Joy: Merci, t'es très gentil smile Héhé je sens que ça être marrant

Roxanne: On s'y colle ou tu compte resté 3 heures à parler dans le vide ?

Élise: J'suis contente! Il y a Mégane dans cette planche! Eh mais, c'est moi ou le mec a de la drogue dans son casier ?

Joy: Hmmm... un sachet avec des trucs verts et une image de cannabis sur sa porte, il y a peu de doutes. Bon alors on a Vicky qui passe en fond, et elle découvre que sa bien-aimée est avec Karine, ça sent la baston niarck niarck

Élise: Mégane, elle raconte quoi à Karine?

Roxanne: T'as pas suivi la planche d'avant? Comme elle est dans le groupe des Albinos il font s'organiser pour la démo du producteur, pour cela elles...

Joy: Tu abrèges?

Roxanne: Elle lui demande si elles se voient toujours ce soir pour répéter, en passant on apprends qu'Albator s'appelle Red.

Élise: Et ça fait tiquer Vicky.

Roxanne: C'est quoi ces annonces? " Prout thérapie", une patate à moitié pourrie et le premier j'arrive pas lire.

Joy: Qui du coup coince Mégane avec elle dans un placard pour de plus amples explications. On se retrouve donc dans le placard à assister à cette, dispute de couple.

Roxanne: Tu dis ça juste pour l'embêter?

Joy: Ben oui! Tu croyais quoi?

Élise: Ce qui est marrant c'est que Vicky l'engueule comme si elle était jalouse

Roxanne: Et c'est certainement le cas.

Joy: On a pas demandé ton avis! Reprenons: Vicky lui reproche d'utiliser le groupe de Karine pour se rapprocher d'elle, Mégane lui réponds que non: elle est dans le groupe parce qu'elle en a envie, point barre.

Élise: Je suis sûre que Vicky pensait à ça parce qu'elle voulait que ce soit le cas.

Roxanne: Et voilà Vicky qui traîte Mégane de mytho, jusqu'à présent on a plutôt eu des preuves comme quoi c'était elle qui mentait, et qui le fait toujours d'ailleurs.

Élise: C'est mignon! Mégane lui dit qu'effectivement elle est amoureuse de Vicky !

Joy: T'emballes pas trop: Mégane lui dit que comme elle n'assume pas, elle ira chercher ailleurs.

Élise: J'ai donc une chance avec elle tu crois ?

Joy: Ce n'est pas le sujet, mais il faudrait peut-être qu'elle sache que t'existes.

Roxanne: Et revoilà Vicky qui hurle qu'elle aime les mecs, c'est bizarre, j'arrive pas à la croire...

Élise: Pourquoi donc?

Roxanne: De 1, Vicky rougit quand Mégane lui dit qu'elle l'aime, de 2, quand Mégane se rapproche d'elle, c'est ce qu'elle fait, elle se met à transpirer, et enfin, Vicky bégaie.

Joy: Et pour changer de d'habitude, Vicky nie tout en bloc.

Élise: Mais Vicky crève d'envie de l'embrasser ! Même Mégane le dit !

Roxanne: Sur ce, Vicky a la réaction la plus courageuse qui soit: sortir en courant du placard, non ce n'est pas l'expression malheureusement.

Joy: Mégane lui dit en passant qu'à force de mentir, ça finira par lui retomber sur le nez. Et là: Plouf !

Élise: Quoi "Plouf" ?

Joy: Devant la porte il y avait une bassine d'eau à roulette, et du coup, elle roule sur une bonne partie du couloir avant de rencontrer l'airbag humain, qui n'est autre que la directrice.

Élise: C'est méchant pour la directrice.

Joy: Rien à foutre.

Roxanne: Et bien sûr, deux débiles à skate, après avoir éviter la sortie de Vicky, se foutent de sa gueule en lui disant " Eh ben Vicky! Tu parles d'une façon de sorti du placard ! "

Élise: C'est l'expression ou c'est parce qu'elle est littéralement sortie d'un placard?

Roxanne: Un peu des deux je crois.

Joy: Ce serait peut-être moins, on va dire, contrariant, si sa tête se serait pas retrouvée entre les jambes de la directrice

Élise: Mégane lui avait dit que ça lui retomberait sur le nez!

Roxanne: Encore des annonces bizaroïdes: une soucoupe volante à vendre et une pub pour le mystérieux Yellow fingers Club.

Joy: Quand je vois Vicky dans ce genre de pages, j'ai l'impression qu'elle est plus bête que Jenny.

Élise: Jenny, c'est la rousse idiote?

Roxanne: Non mais j'te permet pas !

Joy: Voilà c'est tout pour cette page! À la semaine prochaine et à vous les studios !

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#62 [url]

Aug 5 15 8:12 AM

Campanita n'est toujours pas là? bon ben j'analyse le 4034 alors!
Joy: Alors! Qu'avons nous cette semaine dans les Nombrils ? Ah ben on a la gourdasse et le ptit gros!

Roxanne: Ils ont des noms...

Joy: Oui bon, Jenny et Hugo si ça te fait plaisir...

Élise: Ils se promènent comme un vrai petit couple d'amoureux, elle a enfin accepter de se montrer avec lui!

Joy: Désolée de casser ton enthousiasme, mais ils sont dans la cour arrière de Hugo.

Élise: Ah... Et pourquoi donc? C'est une idée un peu bizarre, non ?

Roxanne: Jenny explique que, parce que c'est cloturé, personne ne pourra les voir.

Joy: Et comme cette situation est assez ridicule, le gr... pardon, Hugo, propose à Jenny de faire une vraie sortie vendredi prochain.

Roxanne: Ce qu'elle refuse car des gens pourraient la voir avec Hugo, cela impliquerait qu'il faudra éliminer tous ceux qui les verront.

Élise: Cette logique fait un peu penser à Vinko...

Joy: Enfin bref, elle ne peut pas car elle est invitée à l'anniversaire de Vicky le même jour.

Roxanne: Et elle va y aller avec Jean-Idiot ?

Joy: Ben non, avec ses abdos, mais comme ses abdos sont attachés sur lui, elle est obligée de l'emmener, euh...

Roxanne: La logique de Jenny m'étonnera toujours.

Élise: Hugo veut clarifier la situation amoureuse de Jenny, elle lui dit alors que: J-F est son copain officiel et que Hugo n'est donc que son amoureux.

Joy: Cela fait que Hugo boude, et cette cruche ne comprend pas pourquoi il boude parce qu'elle a super honte de lui.

Roxanne: Ce qui devait arriver arriva: Hugo lui dit que ça le gonfle de voir l'autre demeuré de maître-nageur avec Jenny.

Élise: Elle croit que c'est encore une blague à la Hugo, mais il est sérieux!

Joy: Il lui demande donc comment elle réagirais si les rôles étaient inversés.

Roxanne: Après un court moment où le cerveau de Jenny traite la question, on voit comment elle aurait réagit: elle aurait littéralement casser la gueule d'Hugo.

Élise: Je rassure les gens en vous disant que le cassage de tête d'Hugo ne se passe que dans la tête de Jenny, elle se contente de résumer l'image en disant qu'elle serait pas contente.

Joy: Tiens? Elle a une idée? En plus pour pouvoir virer l'autre écervellé et de pouvoir aller à l'anniversaire de sa pote avec Hugo? Étonnant venant de sa part.

Élise: L'idée du siècle rajoute-t-elle, même Hugo n'y croit pas !

Roxanne: Je sens le truc foireux.

Joy: Mais... que fichent-ils dans un salon de tatouages?

Roxanne: Elle a amené se faire tatoué les abdos de J-F, au moins elle reconnaît que l'idée était pourrie.

Élise: Et du coup elle laisse en plan Hugo et rappelle J-F pour lui dire que finalement elle rompt pas, RAAAH ! ON ÉTAIT À DEUX DOIGTS !

Joy: Bon ben, il reste plus qu'à espérer qu' Hugo a trouvé 400$ pour payer le tatoueur.

Élise: Elle est finie la planche?

Joy: Oui, c'est bon pour aujourd'hui, aller ciao le forum! À plus !
...
...

Joy: Ah au fait Vicky, rien à voir avec la planche, si tu nous invites pas à ton anniversaire, moi, Élise et Roxanne, je me débrouille pour pourrir ton anniversaire !

Last Edited By: Nikkifictivcorp Aug 11 15 3:37 AM. Edited 1 time.

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#64 [url]

Aug 13 15 6:42 AM

4033-4034-4035 en une fois ! Il y aura plus sur le dernier, puisque Nikki avait déjà commenté les deux autres.

Il est de retouuuuur !!!! Albin est de retour ! Sauf que d’après ses propres dires, il doit sa guérison à l’ingestion de médocs, alors imaginons qu’au début il y avait des effets secondaires, qu’il est allé danser dans la rue en caleçon en chantant ça et en s’étalant de la gelée de groseille dans les cheveux:


Concernant ces trois planches :

Au préalable

Je suis quelqu’un qui prend connaissance des choses de manière globale avant de m’attarder aux détails. C’est notamment vrai avec les images : je vois toujours une planche de bédé dans son ensemble avant de « zoomer » sur la première case, et donc je m’auto-spoile souvent la chute parce que je ne peux empêcher mes yeux d’englober tout ce qu’il y a en-dessous. Surtout quand une des cases finales est plus grande ou comprend du contenu fait pour attirer l’attention.

Tout ça pour dire qu’en retournant mon Spirou 4033 (je regarde toujours le quatrième de couverture en premier, pas vous ?), la première information que j’ai perçue, c’est « Vicky a sa tête coincée sous la shnek de la directrice ! » Ahem. Vu la vision (restreinte) que les hétéros ont en général du sexe lesbien, il est difficile de ne pas faire certaines associations d’idées. Je rejoins Crani sur le fait que ce n’était de toute évidence pas le gag le plus raffiné de l’album.

Les petits clins d’œil

Nikki les a presque tous cités. Il y aussi dans l’intérieur du casier de Mégane une photo du chanteur de Cure, dont je m’étais par ailleurs inspirée pour la coiffure de Renaud, le double masculin de notre punkette. L’annonce « Prout Therapie » était déjà là dans le tome 4 (ce qui indique que contre toute attente, ça a du succès). Et les deux skaters sont une fois de plus ceux du tome 1. On aime les références aux albums précédents en ce moment.

Nombriliste un jour, nombriliste toujours

C’est la seule explication alternative au comportement de Vicky en dehors de la jalousie. Cette façon qu’elle a de croire qu’elle est le centre de l'univers et que Mégane n’a pas d’autre but dans la vie que de la pécho…Notez aussi le caractère hypocrite du fait de la comparer à Pinocchio quand elle est elle-même une sacrée menteuse.

Un mystère paranormal enfin résolu

Ne cherchez plus l’explication au phénomène des Crop Circles, c’est pas de la faute des aliens, ce sont Hugo et Jenny les véritables responsables ! Toujours dans le registre extraterrestre, l’état d’Hugo tabassé par Jenny me fait penser à la scène de téléportation ratée dans Galaxy Quest

Concernant les chutes des deux premières planches

Je suis d’avis de dire que c’est le genre dont on ne doit pas tenir compte et qui n’ont été mises là que pour conclure sur un gag. Je ne crois pas vraiment que Vicky ait manqué de brouter la dirlo, ni qu’Hugo aille se retrouver avec des abdos tatoués sur le bide.

Les grands-parents de Gary

Je leur trouve un design cartoonesque. Le papy me fait également penser à Champignac.

Le retour d’Albin

Là c’est un sujet sur lequel je vais un peu plus m’attarder. Je suis très contente de constater que notre guitariste préféré semble s’être remis, mais je me pose de sérieuses questions sur comment il s’est remis.
D’abord, cette histoire d’antidépresseurs, je le dis toute de suite : j’y crois pas. Déjà, sans dire que ça ne sert à rien (mon but n’est pas d’ouvrir un débat sur la médicamentation et les psychotropes) ça ne peut pas être suffisant pour expliquer son regain de bonne humeur. Albin était complètement anéanti, limite il n’était plus qu’une coquille vide de son ancien lui, et là paf ! quelques pilules et c’est reparti mon kiki ? Alors que les mécanismes de guérison après un traumatisme sont si complexes ? Et que Karine qui était supposée l’aider et être le pilier sur lequel il s’appuie s’est contentée de lui servir de la tisane ? Je ne dis pas non plus qu’elle ne l’a pas aidé un peu sans que cela soit par des actions spectaculaires, mais quand même…On pourrait remplacer la réplique « Tu sais, à force de bouffer des antidépresseur… » par « Ta gueule c’est magique ! » comme dans les jeux de rôles, ça reviendrait au même.

Et aucun membre du groupe ne pose plus de questions : ils constatent qu’il va mieux, youpi, c’est la fête, et puis c’est tout. Et seule Mégane peut être pardonnée.

Après, je me prends peut-être trop la tête. Si ça se trouve, Albin va mieux s’expliquer plus tard, mais pas tout de suite car ce n’est pas le moment : il faut faire connaissance avec la nouvelle bassiste, et tous les convaincre d’aller répéter ailleurs avant que Papy Maurice ne plombe les fesses de tout ce beau monde (Tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice ! Désolée, il fallait que je la fasse, celle-là !). Mais avant, une petite bière !

Mais vous ne m’ôterez pas de la tête l’idée que la guérison d’Albin est trop miraculeuse. Il est évident pour moi qu’Anna a une implication là-dedans. Laquelle ? Seul l’avenir nous le dira…

Des antidépresseurs ?

image

Yaoi Time

Vous savez, je fais une distinction entre :

1) Les personnages dont je sais qu’ils sont homo/bisexuels : il y a des preuves de cela. Ex : Mégane et Vicky, Dieudonné.
2) Les personnages pour lesquels je n’ai aucune preuve véritable mais des indices et rien qui ne vienne contredire. Ex : Alba…Red !
3) Les personnes dont je sais pertinemment qu’ils sont hétéros car il y a des preuves de cela, mais qui ont avec une personne de même sexe une amitié un peu particulière, ce qu’on appelle une « bromance » (ou womance au féminin) : ils ne se mettront jamais ensemble (et sont d’ailleurs parfois dans une relation hétéro tout à fait satisfaisante) mais leur lien est ambigu. Les auteurs s’amusent parfois à jouer là-dessus pour titiller les fans de yaoi. Ex : Albin et Vinko. En tous cas, je vous signale qu’à la fin du tome 6, il y a un qui enfonce un truc pointu dans le petit ventre chaud de l’autre !

Et pour moi, le duo Red/Gary fonctionnait un peu sur le même principe. Si je soupçonne le premier d’être gay, je voyais le second comme hétéro. C’est même en les comparant dans une scène de fin du tome 5 qu’on a déduit la possible homosexualité de Red qui flirte avec un mec pendant que Gary fait la même chose avec des filles !

Mais je ne peux juste pas ignorer le bisou qu’ils se font dans le 4035 ! Sans oublier le regard de Gary deux cases plus tôt.

Non, mais ils cachent quelque chose ces deux-là !

Last Edited By: Campanita Aug 13 15 6:47 AM. Edited 1 time.

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#66 [url]

Aug 23 15 10:01 AM

4036.

Que je n’aime pas. Mais dans le sens où c’est juste un passage pénible mais nécessaire. On se doutait que ça finirait par arriver.

Je vais dire quelque chose que je n’ai jamais dit : JENNY EST CONNE (jusque là rien de nouveau) ET SA CONNERIE N’EST PAS DRÔLE !

Bon, j’utilise mon troisième joker musical comme j’ai pas d’idée. Et puis parce que cette chaîne youtube est achement bien.


Jenny trompe Jean-Tronchedecake avec Hugo depuis quelques temps, et lui n’est pas du genre à supporter cette situation. D’abord parce que ce n’est pas correct aussi vis-à-vis de Jean-Facedepet, et surtout parce qu’il en marre d’être officiellement dans la friendzone parce que Madâââââme a peur pour sa popularité. Il demande alors à sa belle de rompre avec Jean-Baltringue, sujet que bien sûr elle élude au possible.

Mais voilà, Hugo est de plus en plus insistant et formule ses demandes plus souvent, y compris dans les endroits les plus dangereux, comme les couloirs du lycée dont les murs ont des oreilles. Des oreilles et des piercings aux arcades sourcilières.

Les langues-de-vip sont là, avec toujours à leur tête fem!Murphy. Que voulez-vous, un lycée est un biotope complexe qui doit toujours comprendre certains éléments pour fonctionner, même quand on se passerait volontiers desdits éléments. L’un d’eux est ce qu’on appelle une Alpha Bitch, à savoir une reine de la ruche qui fait sa loi et dont une des principales occupations est de contrôler le niveau de popularité de tous et toutes, et d’humilier dès que possible la ou les gentille(s) de l’histoire. Une Alpha Bitch est généralement accompagnée d’une ou plusieurs side-kick dont le rôle consiste à ricaner en guise de ponctuation des phrases de leur leadeuse. Depuis que Mélanie est virée de l’école et que Vicky s’est radoucie (ou a trop peur de Mégane, c’est selon), fem!Murphy s’est octroyé le trône de Pétasse-en-Chef. Et persécute Jenny dès que l’occasion se présente.

D’ailleurs, elle est où Mégane ? Elle a de l’amitié pour Jenny, non ? Et elle est du genre à détester les Alpha Bitches. Bon, elle doit être aux toilettes à chaque fois que Jenny se fait harceler par ces trois grognasses, mais si elle assistait à la scène, j’te parie qu’elle maquillerait fem!Murphy avec une impression de sa semelle !

Le trio de conasses a entendu Hugo demander à Jenny si elle l’aime. Comment fem!Murphy interprète la chose ? Comme une nouvelle opportunité de railler les faibles capacités intellectuelles de Jenny et le physique du gentil Hugo (j’en déduis qu’elle n’avait pas voté pour lui en tant que vice-président).

Puisque personne ne se décide à clasher cette environneuse, je m’en charge :
image

Sinon, dans la tête de Jenny, les dragibus radioactifs en string sont de retour (quoi qu’ils ont toujours été là). Ça se bagarre même. Hélas, l’envie de popularité l’emporte sur les sentiments pour Hugo-Totoro, qui se prend un énorme râteau. Et les Langues-de-Vip sont déçues parce que c’est pas rigolo comme spectacle. Tsst. Salopes.

Hugooooo….Pauvre chouchou, j’ai envie de lui faire un câlin ! Mais ne t’inquiète pas mon gros marshmallow, c’est facile de nos jours, de guérir d’un coup dur : il suffit de se gaver d’antidépresseurs. Demande à Albin l’adresse de son fournisseur, et il te prêtera peut-être même son entonnoir !

Jenny, elle, a besoin d’aspirines. Deux. Une pour chaque neurone qu’elle possède.

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#67 [url]

Aug 27 15 1:10 AM

Vous deviez vous douter que mon analyse du 4037 serait très longue (ou très courte, mais là elle ne contiendrait que des insultes en espéranto).

Bien entendu, ma première réaction en lisant ces deux pages a été de vouloir hurler assez fort pour qu'on puisse m'entendre à l'autre de bout du cosmos. Un peu comme Kirk hurlant après Khan. Puis, je me suis rendu compte que c'était stupide. Le son ne peut pas voyager dans l'espace, c'est une onde, et les ondes ont besoin d'un milieu pour se propager. Et dire que ce prof de physique qui me traumatisait en rhéto ne saura jamais que j'ai écrit un truc aussi juste. En plus, il portait toujours des chemises affreuses.

J'avais beau m'être préparée psychologiquement, l'épisode du 4037 est effectivement du lourd et mérite un temps de digestion. Mon réflexe a été de me concentrer sur quelque chose d'encore plus nawak, ainsi donc j'ai été faire un tour sur la chaîne youtube d'Antoine Daniel. Comme il n'avait pas sorti de nouvelle vidéo, je revisionné celle sur le Japon, le pays où le WTF semble pousser sur les arbres. Et j'y ai trouvé la musique de la semaine, et le clip qui va avec: un mec habillé en Blanche-Neige erre dans les bois avec une petite culotte sur la tête et l'air complètement shooté. J'imagine tellement Albin dans cet état sous l'effet de ses médocs. Parce que cette histoire d'antidépresseurs, qui est ici totalement éludée, est toujours aussi peu crédible qu'il y a deux semaines. Il ne pourrait pas s'être remis après avoir trouvé le sens de la vie au fond d'une tasse de camomille ou en lisant Le Monde Merveilleux du Caca par feu-Terry Pratchett? Nope! Nope! Nope! Antidépresseurs on a dit. Ta gueule, c'est magique. J'espérais qu'Anna nous apporterait une meilleure explication, mais non, ce n'est pas elle non plus qui éclaircira ce schmilblick. Si les autres personnages ne parlent pas de cette guérison miraculeuse d'ici la fin du tome, ils vont tous passer pour de belles andouilles à mes yeux.

Par contre, ce qui serait pertinent, c'est qu'Albin voie des trucs étranges à cause de son abus de psychotropes. En plus de Blanche-Neige, il y a le Petit Chaperon Red, je vous laisse le loisir de décider qui sont les autres. Il y aussi que quand entre fans on théorise sur la suite de notre fiction préférée, il y a toujours un petit malin pour sortir: « En fait, rien de tout ça n'est vraiment arrivé, c'est juste Machin qui fait un rêve, et à la fin...bah il se réveille! ». Genre, dans Game of Thrones, tout ce qui a eu lieu après l'épisode 1 est en réalité un rêve de Bran dans son coma. Eh bien, de la même manière, je me demande si à partir d'un certain point dans le tome 7, tout n'a été qu'une immense hallucination d'Albin sous Prozac. Ça expliquerait pourquoi Will lui a piqué sa cravate. Vous voyez qu'elle se tient ma théorie?

Bon, la voici cette fameuse musique du bad trip d'Albin: Boku dake wo miteite hoshii sou negai nagara Jolies mèches roses, Albinou !



Désolée pour le viol cérébral.

Et maintenant, allons-y Alonzo! Et si personne ne s'appelle Alonzo, ben c'est dommage.

Il est un endroit appelé le Void. Le Void n'est pas un trou noir, car les trous noirs débouchent probablement sur quelque chose, c'est juste que personne ne peut survivre au voyage pour en parler. Non, le Void c'est du vide. C'est du rien du tout. Dans l'Univers de l'Imagination, le Void est donc une zone qui sert de poubelle mentale où les fans jettent tout ce qu'ils jugent qui ne mériterait pas d'exister dans ce dont ils sont fans. Le but est de faire comme si ces erreurs et horreurs n'avaient jamais été. Oublier que ça existe. Exemples de ce qu'on trouve dans le Void: les Zelda sur Philips-CDI, les suites d'Highlander, la saison 5 de Code Lyoko, l'abominable manteau en patchwork de Colin Baker, la carrière d'Alizée après Mylène et...je préfère ne pas lister ce que les fans de Star Wars balancent là-dedans, ce serait contre-productif. La question du jour est: est-ce que les deux planches du 4037 méritent d'être jetées dans le Void? Nous allons voir ça.

Je tiens à préciser quelque chose à propos de la fanattitude. Quand on aime à ce point une fiction, on la vit tellement fort qu'on s'emporte facilement dans nos émotions, en bien ou mal. Les réactions à chaud peuvent donc être très vexantes sans que pour autant on veuille être négatif. Et ces deux planches...il y a du bon et du mauvais.

On va commencer par résumer ce qu'il s'y passe. Donc, Karine et Albin se retrouvent chez ce dernier après la répétition et...PAUSE! Attends, c'est la répétition du 4035? Et le 4036, il s'est passé quand du coup? Karine y était en plus, a-t-elle le don d'ubiquité? Bon, je chipote, mais une anomalie temporelle dès la première case, ça part mal. Anna débarque, tentant tant bien que mal de dissimuler sa joie à l'idée de ce qu'elle s'apprête à faire. La terrrriiiiible révélatiooooooon! Qui est que le scénario débile et convenu que je croyais trop nul pour se réaliser se réalise. Anna est bien un excentrique dirigeant albanais (si Vicky avait su à l'époque...d'autant plus que ce qu'elle avait écrit dans cette fameuse lettre va peut-être se produire. Aaah, Vicky et sa façon de taper dans le mil sans le faire exprès!). C'est donc une ex d'Albin, et pas la première, il y en a eu encore 10, et devinez quoi, il les a toutes transformées comme Karine pour leur redonner confiance en elles, selon un schéma qui a priori est aussi répétitif que la boîte de dialogue d'un PNJ qui n'a rien d'autre à branler de ses journées que de faire le tour de son jardin en boucle. Bon, au moins, Anna n'est pas une maîtresse actuelle, c'est elle qui s'est imposée à lui sans qu'il le veuille. PAUSE! Le serveur du restaurant pour la première fille a l'air d'être un mélange du producteur du tome 6 et de celui du tome 7, c'est quoi ce bordel? Karine a un peu de mal à avec tout ça, mais Anna raconte tout et Albin ne fait rien pour infirmer. Il va même jusqu'à avouer pour le coup du poème, en en remet une couche sur l'absurdité de l'amour, mais précise que Karine est différente et qu'elle est plus que ça pour lui. En colère, elle n'en croit rien et part en pleurant et en claquant la porte, insinuant que c'est fini entre eux. Anna fait celle qui voulait juste rendre service et ouvrir les yeux de sa remplaçante, mais une fois Karine partie, elle dévoile dans un sourire malveillant que son véritable but était de se débarrasser de sa rivale (ce qui explique son manque de politesse dans le 4021, tu caches mal ton jeu, pifgalette !)pour reconquérir Albin. Qui n'a pas du tout l'air emballé. Mais comme il semblerait qu'elle soit une sorte de yandere pour qui le consentement de l'autre est une option, elle n'attend pas une micro-seconde pour commencer à le tripoter même s'il a l'air prêt à se tirer une balle. Nan, mais là, je crois que la seule chose qu’il aurait envie de faire ce soir (à part tenter de rattraper Karine ou se flinguer), c’est se mater Dancer in the Dark (même quand on n’aime pas Bjork, ce film est tellement émouvant et déprimant qu’il te fait perdre la foi dans le genre humain). Pas très romantique donc.

Alors, en dépit du fait que c'est pas du tout un scénario plaisant et que j'aurais préféré voir se réaliser certaines théories, ce n'est pas complètement absurde ou improbable. C'est juste incroyablement mal amené. Le principal défaut de cet épisode se situe donc au niveau de sa forme, l'histoire aurait gagné à être préparée dans les planches précédentes, même si cela aurait impliqué de rogner dans les intrigues de Vicky et Jenny (encore que, ces dernières comportent un peu de redondance). Je sais, ce n'était sans doute pas possible, et on en revient à ce que nous disions l'autre jour sur les limites du format qui commencent à émousser le scénario: il y a trop d'intrigues parallèles pour pouvoir toutes les traiter correctement (d'autant plus que je viens de me rappeler qu'il y aussi Will/Jennifer qui devrait ressortir vers le final).

Du coup, il y a quelques incohérences, et ce n'est pas une première dans ce tome. Il y avait déjà eu le coup de Will qui prétendait que Kate lui avait fait croire qu'elle était rousse naturelle alors qu'il savait pertinemment que non. Ici, nous avons, pêle-mêle: le nombre de filles qu'Albin a enchaînées en quatre ans trop élevé pour être crédible si son but était de jouer les coachs; le rôle que Red et Gary ont pu jouer là-dedans (Vinko était probablement dans la combine, peut-être même qu'il était chargé de prononcer la phrase: « Non, reste, tu feras les chœurs! » à chaque nouvelle gonzesse); Karine qui a oublié que l'idée de faire passer le poème de Dan pour le sien, c'était d'elle au départ (ça ne retire rien au fait qu'Albin ait sauté sur l'occasion pour faire un truc dégueulasse, mais à la base, elle a quand même menti avant même qu'il ne commence à la manipuler, et qu’est-ce que ça lui coûtait d’expliquer le malentendu à Dan quand elle le rattrape dans la rue ?); cette Cassandra dont on cherche à nous faire croire que c'est une Vicky (Naon! Vicky est unique! Et la scène du tome 6 où les quatre garçons Albinos discutent du contrat loupé montre bien que ce qu'Albin s'apprête à lui faire, il ne l'avait jamais fait avant. C’était sa Némésis il fut un temps, cette Cassandra ne peut être qu’un pet de rollmops en comparaison avec ma Vicky chérie !) Et le fait que le changement de look aille toujours vers le noir parce qu'Albin préfère comme ça (fantasme-t-il sur Morticia Adams, Vampyra ou Elvira Maîtresse des Ténèbres?) est aussi un peu gros. D'habitude, quand on nous fait le coup d'un personnage qui change de look pour se sentir mieux, c'est toujours pour devenir une espèce de fashionista. Que le style tout en noir, si souvent critiqué comme étant signe de déprime et souvent amalgamé à tort et à travers au mouvement gothique, ait été choisi à la place pour la métamorphose de Karine était rafraîchissant et filait un bon coup de pied au cliché de la fille en noir mal dans sa peau. Le 4037 a donc ruiné un des trucs bien dans le final triomphant du tome 4. Je n'aime pas non plus les schémas qui se répètent. D'ailleurs, j'en n'en avais pas parlé sur le moment, mais je trouve que Pierre et Allison sont trop des copy-paste de Will et Kate, ce qui est agaçant et les empêche d'arriver à être vraiment intéressants. Sans parler du fait que comme par hasard, ils trouvent leurs copies conformes juste en face de la rue en emménageant. Alors, le coup des 12 filles, c'est pareil (à moins que ça ne fasse référence aux « douze longues heures » du 4006). Même si Anna n'a en mentionné qu'une à part elle-même et qu'elle peut avoir elle aussi caché deux-trois trucs qui l'arrangeaient dans son récit.

Après, tout ça, ce sont des détails, mais des détails qui gâchent un peu ce qu'il y a de bon dans ces deux pages. Parce qu'il y a du bon.

Mais avant, je vais aborder le dernier point négatif: Anna. Alors, ouais, elle va peut-être servir à amener des scènes à la fois drôles et flippantes. Genre, telle Helga Patacky dans Hé Arnorld, elle va récupérer tous les chewing-gums mâchés par Albin pour modeler une statue à son effigie. Mon problème avec elle, c'est qu'on tente de faire une « Affaire Mélanie bis ». Sauf qu’à la place de la divine Mélanie, nous avons cette scrogneugneu d’Anna qui ne lui arrive pas à la cheville ! Mélanie était bien introduite et bien écrite, et c'est le genre de personnage que j'aime détester. Anna ne l'est pas. Je la déteste tout court. On dirait un mélange de trois personnages de Desperate Housewives: Eddie Britt, Catherine Mayfair et Jesaisplussonnom, le pharmacien qui avait chez lui une poupée grandeur nature ressemblant à Bree. Et puis, j'hésite encore à la qualifier de Mary-Sue, mais elle présente tout de même quelques symptômes. Certes, elle n'est pas écœurante de perfection, elle n'a pas un nom à coucher dehors (à moins que ça ne soit une référence gratuite à la sœur d'Elsa), elle n'a pas de lien de parenté soudain avec un personnage déjà existant et elle n'est pas la projection d'un des auteurs. Mais elle est l'ex d'un personnage, elle ressemble physiquement à un autre, elle cherche à se mettre entre ces deux-là, et quand on demande d'où elle sort, la première réponse qui me vient à l'esprit est…très vulgaire. Borderline quand même. Ce personnage est fait pour être détesté et cela se sent trop. Je regrette de lui avoir laissé sa chance.

Sinon, je pense comme vous qu'elle est capable de virer psychotique, de tenter de tuer Karine par jalousie, voire Albin (« Si je ne peux pas t'avoir, alors personne ne t'aura! C'est lequel de couteau qu'il avait pris Vinko déjà? »). Ou pire, tuer un chat qui lui gêne le passage (non, pas les chats!). Ses accusions à propos d'Albin sont justes, ce qu'il a fait est franchement dégueulasse, mais elle s'en tamponne le coquillard de son niveau de moralité. Il pourrait avoir tué des gens (ou des chats), elle s'en fiche, elle veut se le goinfrer, point barre. Si ça se trouve, c'est une fétichiste des albinos. Peut-être même qu'elle va le kidnapper, le séquestrer dans une cave attaché et bâillonné, et acheter les services d'un prête pour les marier de force.

D’habitude les nouveaux personnages sont introduits en douceur et restent secondaires pendant un temps avant d’être approfondis. Même James et Mégane qui emménagent de façon abrupte devant chez Vicky prennent le temps de se présenter et de nous habituer à eux avant d’agir de manière frontale. Anna arrive avec ses gros sabots comme un cheveu dans la soupe.

Bon, on a compris, cette nana est vraiment glauque, mais elle m'énerve déjà. Je ne vais pas jeter ces deux pages dans le Void, mais ce personnage, peut-être. L'enfermer dans un vaisseau spatial avec Alb n'est pas suffisant (surtout qu'elle verra peut-être en lui un substitut d'Albin et se mettra à la robotsexualité...je parle beaucoup de paraphilies aujourd'hui.)

En revanche, je dois avouer que son chien a une bonne bouille sympa.

Bon, parlons du bon. J'ai cherché (pendant longtemps je l'avoue) des éléments qui rétrospectivement justifient cet épisode. En trifouillant ma mémoire, j'en ai trouvé...un. C'est déjà ça. Quel est cet élément, me demanderez-vous. L'attitude de Red vis-à-vis de Karine.

Je suppose que ça demande explication. Dans les tomes 5 et 6, Red semple apprécier très moyennement Karine. Certes, le garçon est plus introverti et taciturne que ses comparses, mais son comportement froid et distant contraste avec Vinko et Gary qui dès leur rencontre avec Karine sont très accueillants et ne mettent pas de temps à s'attacher à elle et à l'intégrer. Red va même aller jusqu'à lâcher qu'il faudrait qu'Albin la largue et sans doute par conséquent la virer du groupe. J'émettais des théories du genre « Puisqu'il est gay, il en pince secrètement pour Albin et est jaloux » ou encore « Il la voit comme une Yoko Ono en forme de spaghetti qui porte des culottes Petit Bateau et qui va foutre le dawa dans son groupe jusqu'ici composés de mâles ». Et puis dans le tome 7 ils s'entendent comme larrons en foire, il est son fan n°1, il en tomberait même amoureux si Gary n'avait pas un plus joli cul. Ça m'avait fait tiquer, mais je m'étais dit qu'il était simplement ébloui par ses talents de leadeuse inattendus. Maintenant, tout s'éclaire: contrairement à Vinko et Gary, il ne voyait pas l'intérêt de s'investir dans une amitié qui finirait dans 3-4 mois. Et quand Vicky est devenue trop envahissante, il a pressé Albin d’en finir plus vite que prévu.

Mais du coup, c'est aussi une preuve qu'Albin ne ment pas quand il dit que Karine est plus que le cas#12 pour lui. Le fait que Red ait fini par briser la glace avec elle (et l'attitude de Gary envers elle est aussi encore plus chaleureuse dans le tome 7), c'est comme si inconsciemment ou non, l'entourage d'Albin avait compris que celle-là, elle est spéciale, et qu'il a développé des sentiments sincères pour elle. Du coup, elle fait vraiment partie de la famille maintenant. La phrase « Le problème, c’est pas Karine, c’est Vicky » était peut-être un premier indice.

Cependant, le rôle de Red et Gary pour les autres filles reste bizarre. Effectivement, changer de choriste aussi souvent ce n’est pas l’idéal pour un groupe qui essaye de décoller, ça a dû les gonfler. Même Albin devrait trouver ça embêtant, ce groupe, c’est son rêve, oui ou smeg ?

Je suppose donc que si le prochain numéro ne contient pas le final mais un plus petit épisode, ce sera une confrontation entre Karine et Red et/ou Gary, avec en option Mégane qui écoute mais qui joue les touristes. Après, Karine peut aussi se dire que les deux gars sont aussi des pourris qui savaient tout mais n'ont rien fait, et leur claquer la porte au nez sans même leur laisser le temps de s'expliquer.

Il y a des chances que le groupe vole en éclat, et ça m'étonnerait qu'ils aillent tous ensemble au Sweet 16 de Vicky, même si le prod les y oblige. En tous cas, Karine ne voudra pas voir Albin, et peut-être pas non plus Red et Gary. Mais on sait qu'Albin y sera quand même, juste qu'il n'ira pas avec elle. Karine y va parce qu'elle est l'amie de Vicky (il ne manquerait plus qu’elle découvre que c’était elle pour le coup des chocolats pour lui donner définitivement l’envie d’aller se pendre), et lui...peut-être qu'il va essayer de se faire pardonner, ou Gary et Red vont tenter de le convaincre: « Allez, mec, on voit bien que tu as changé et que tu l'aimes, alors va le lui dire! Si, si, tu l'aimes, arrête avec ça. C'est pas parce que tu ne crois pas en l'amour qui tu ne peux pas en éprouver, c'est un phénomène irrationnel, accepte un peu que certaines choses vous dépassent, toi et ton QI à 14 chiffres qui ne te permet pas de percuter l'essentiel. Allez, vas-y, ou nous t'enfonçons cette bouteille de Mort Subite dans une partie de ton anatomie sûrement moins blanche que le reste... »

Ou alors...attention, théorie nawak en approche...Mégane va tenter de régler la situation. Pourquoi?

-parce que ça l'intrigue
-parce que c'est quand même ballot qu'à peine intégrée dans un groupe, la fille qui l'y a introduite menace de se casser alors qu'elles étaient en phase de devenir des BFF
-pareillement, elle a pas envie que son nouveau groupe se démantèle parce qu'Albin retourne à sa dépression (ce que je ferais si j’étais lui)
-elle est une fan du couple Albin/Karine
-parce que ça lui fournit une raison d'aller à cette fête, ce qu'elle n'avait pas prévu de faire, parce que si c'est pour encore se faire ignorer et/ou mépriser par Barbie qui est toujours aussi bornée et qui se pavane avec Ken...non merci!
-parce qu'elle a mis au point un plan pour conquérir Vicky, et pour x raisons, Albin en fait partie. Elle a besoin de lui pour ouvrir les yeux de sa belle et tirer le slip dans la raie à James

Pour ce qui est de savoir si Karine va:

-retourner vers Dan
-relaisser une chance à Albin
-trouver un troisième gars avec elle s'épanouirait après deux salauds qui lui ont fait du mal chacun à leur manière
-ne finir avec personne et se trouver un autre but existentiel que l'amour

Ben déjà, la dernière proposition ne me déplairait pas. Il y a ce cliché, ô combien sexiste, comme quoi si le héros d'une histoire est une héroïne, son unique ambition est de trouver l'amour. Comme si les autres moyens de s'épanouir et de briller étaient réservés aux protagonistes masculins. Oui, je sais, nous avons toutes besoin d'être aimées (je n'échappe pas à la règle et serais malheureuse sans mon Séba), surtout si on est une adolescente fleur bleue. Mais étant donné que pour l'instant les trois héroïnes sont toutes soumises à un dilemme entre deux prétendants, ce serait pas mal qu'au moins une d'elles démontre que c'est pas parce que tu es née avec des ovaires que te caser avec quelqu'un est la seule chose qui te préoccupe. Et puis, le résumé (qui vaut ce qu'il vaut) dit que la passion de Karine n'est pas un garçon mais un groupe de rock. Et effectivement elle semble avoir trouvé sa vocation là-dedans. Après, je sais que cette bédé ne cherche pas à faire passer des messages féministes ou servant d'autres causes, elle vise plutôt à nous exposer la réalité de la vie sans l'aseptiser et en nous laissant en tirer des conclusions, en bien ou mal, tous seuls comme des grands. Mais au nom du féminisme, je serais reconnaissante qu'on nous montre que c'est pas parce que t'es une fille que t'es forcément condamnée à l'intrigue amoureuse.

Et s'il fallait choisir entre Dan et Albin. Ben, désolée pour les fans de Dan, mais ne je ne pense pas que ça se jouerait sur lequel des deux a fait le pire coup tordu à Karine, lequel est le plus repentant etc. (ils sont tous deux capables d'évoluer et de se faire pardonner, et quoi que soit l'attitude ou les mots de Karine, elle est dans l'émotion du moment). Mais plutôt lequel est un personnage qui fournirait une histoire intéressante. Et quand Dan est expédié à l'étranger, j'ai clairement l'impression que les auteurs ont fait le tour du personnage et de ce qu'il avait à apporter niveau scénario, et donc, ils lui offrent une belle sortie avec une conclusion satisfaisante, mais après basta. Le faire revenir pourrait signifier céder au fanservice. Tandis qu'Albin est toujours là, et a encore à offrir. Peut-être pas pour ce tome, cela dit, même si j'espère au minimum une amorce au beau milieu du final qui devrait mêler toutes les intrigues.

Et puis, songez-y, si le but de l’existence d’Anna et de cette histoire était de rendre Albin suffisamment salaud pour que Karine se barre et s’en retourne vers Dan, cela signifie que : 1) Anna n’est qu’un putain de Deus Ex Machina. 2) Le couple Karine/Dan a besoin d’un Deus Ex Machina pour se refaire et se débarrasser d’Albin l’hypoténuse du triangle amoureux. Ce qui pour moi reviendrait à avouer que ce couple ne fonctionne pas si on n’introduit pas de nouveaux éléments inventés récemment.

Bon, sinon, j'ai observé l'extrait de l'image qui sera sur le deuxième de couverture, avec le schéma relationnel. Il y a une flèche qui part de Karine et va vers un personnage à qui elle « pense encore secrètement », ça ne peut être que Dan. Par contre, il y a une autre flèche qui part d'elle et qui dit « aime » et qui va dans la direction opposée à où Dan est situé. Donc, elle aime Albin, alors que la précédente version de ce schéma disait qu'elle «croyait l'aimer» (ce qui lui rend la trahison de ce dernier encore plus douloureuse, elle ne pleurerait pas autant si elle ne l’aimait pas). Et une flèche en sens inverse (donc de Albin vers Karine) dit «est bien avec». Conclusion: même s'il a toujours un balais dans le rectum au niveau sentimental, il se sent bien avec elle et ne veut pas la jeter, elle est vraiment importante pour lui. Même si je parie qu'il ne comprend pas lui-même ce qu'il éprouve (l'amour est un oiseau rebelle, que nul ne peut apprivoiser...oui, j'écoute du classique et j'aime aller à l'opéra...vous vous en foutez, c'est ça?)

Tenez, voici.
image

Et mon point d'analyse suivant, c'est justement lui, Albin, le personnage qui à chaque fois qu'on croit avoir fait le tour de ses mystères parvient à nous faire comprendre qu'on se fourre le doigt dans l'œil jusqu'à l'omoplate. Les révélations contenues dans ces deux planches n'ont laissé aucun lecteur indifférent, que ça soit la jubilation pour ceux qui le détestent (et qui selon moi vendent la peau de l’ours avant de l’avant tué), la déception pour ceux qui l'aiment, ou encore incompréhension totale qui laisse groggy pendant minimum deux heures à répéter en boucle: "Marc...Maryse...what have you done? This is not okay..."

Et puis, je me suis dit: « Mais en fait, je le savais déjà qu'il était comme ça ». C'est juste que la puissance de la révélation est choquante, le peu de crédibilité de certains détails et la manière expéditive dont c'est amené n'aident pas à avaler la pilule. Et il était temps que Karine s’en rende compte, sinon elle serait passée pour une truffe. Et il était temps que lui se fasse engueuler par rapport à tout ça. Contrairement à certains d’entre vous qui se disent déçus par Albin, ce n’est pas mon cas. J’aime que mes personnages préférés soient remis en question et se prennent des leçons. Ça prouve que les auteurs ont en quelque chose à cirer et qu’ils veulent le faire progresser, qu’ils ont encore à construire avec lui. Ce n’est pas comme si…je sais pas moi…comme si on l’avait expédié à l’étranger. Là j’aurais un peu plus l’impression qu’ils voulaient se débarrasser de lui.

Donc, laissez-moi vous parler d'Albin, ce personnage incroyablement malin et incroyablement bête. Non, ce n'est pas contradictoire, la plupart des génies sont les deux en même temps. Et l'inverse est aussi vrai: les crétins sont parfois brillants. Prenez Jenny par exemple, qui est une véritable demeurée, on est d'accord. Pourtant, elle est parfois la seule à voir la vérité et à faire des remarques sensées. Eh bien, à l'autre extrémité du spectre de l'intelligence, il y a Albin, un grand esprit, mais qui passe à côté de trucs que Jenny et les gens dans la moyenne voient tout de suite. C'est bien simple, il me fait penser à un certain type de personnage très à la mode en ce moment dans les séries télé (et vu que les auteurs s'inspirent beaucoup de ces dernières de leur propre aveu, je me demande si ce n'est pas là qu'ils veulent nous mener avec lui) et que j'aime assez bien. Mais si...Sherlock (version Benedict Cumberbatch), Gregory House, Sheldon Cooper...le Docteur, etc.

Qu'est-ce que ces personnages ont en commun (et qu'Albin partage également)?

1. Ce sont des hommes (si vous connaissez un seul personnage féminin correspondant à la description qui va suivre, faites-le moi savoir)

2. Du fait que ce sont des hommes, le scénario n'exige pas d'eux d'être des bombes sexuelles, mais c'est souvent le cas, parfois malgré un physique étrange, un look vestimentaire pas piqué des hannetons, voire ils sont carrément hideux

3. Ils sont supérieurement intelligents, même vis-à-vis de leur propre espèce si ce sont des non-humains qui fréquentent des humains. QI qui crève le plafond, grande érudition, ou capacités d'observation, déduction, analyse et esprit de synthèse hors du commun. Ou combinaison de tout ça.

4. Souvent, ils ont un grand sens de la répartie, et sont des machines à punchlines. D'autant plus que certains d'entre eux sont des trolls. "Rule 1: the Doctor lies" « Petites pestes prévisibles, écoutez ma chanson, vous êtes toutes deux irrésistibles, l'une si pimpante l'autre si canon » "Bazinga! "

5. Autant niveau QI ce sont des as, autant niveau sentiments ce sont des nazes. Des gros nazes, même. Il semblerait, d'après Amélie Nothomb, que ces deux éléments soient inversement proportionnels. Plus on est intelligent, plus on a tendance à se comporter comme un connard. Pour ce qui est des compétences sociales, c'est pas la joie non plus. Soit ils n’en entravent rien et passent pour autistes, soit ils comprennent trop bien, mais les conventions sociales sont tellement absurdes à leurs yeux qu'ils ne peuvent s'empêcher de critiquer cette absurdité, ainsi que les personnes qui y souscrivent servilement. « Mais qu'est-ce que vous avez tous avec l'amour? C’est une invention !» Cela dit, ils sont tout à fait capables de faire semblant d'être normaux quand ça les arrange. Pour ce qui est du tact, ce sont des catastrophes. « Karine, cette petite veste te donne l'air d'une autruche anorexique! »

6. Ils savent qu'ils sont intelligents, et font preuve d'arrogance. Pas par narcissisme, mais plus parce que pour eux, c'est juste la vérité et qu'ils ne voient pas pourquoi ils nieraient. D'ailleurs, ils méprisent les personnages qui sont faussement modestes, qu'ils considèrent comme hypocrites (souvent le pire des défauts à leurs yeux). Ils pensent aussi n'avoir jamais tort et savoir mieux que les autres ce qui est bon pour eux. Ils peuvent s'attacher à des personnages moins intelligents ou compétents qu'eux et les prendre sous leur aile (avec mythe de Pygmalion en option, voire My Fair Lady) et avoir envers leurs petits protégés un comportement paternaliste. « Mais c'est pour ton bien, hein! » Ah, le Docteur et son regard attentionné vers les Terriens, ces créatures moins brillantes que lui mais « bien braves » à qui il dit sans arrêt quoi faire pour gérer leur vie… Parfois, ils font des choses qu'ils interdisent aux autres. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais! » Quand à ceux qu'ils n'aiment pas, ils ont droit à toute leur condescendance.

7. Ce sont des manipulateurs. Mais pas méchants. Ils sont généralement du côté lumineux de la Force et les buts qu'ils poursuivent sont honorables. C'est juste qu’ils imaginent que la noblesse de leurs objectifs justifie la moralité douteuse de leurs moyens. Non. "Time Lord victorious is wrong ! "

8. Ils sont atteints du Syndrome du Héros. Ils se sentent investis d'une mission consistant à sauver le monde et les âmes en détresse qui croisent leur chemin. Parfois, ils ont des sentiments sincères envers ce qu'ils veulent sauver ou améliorer, parfois, c'est juste le fait de relever un défi pour booster leur ego. Quand Sherlock résout une enquête, c'est pour le plaisir de se lancer dans une énigme et démontrer à quel point il est génial. House va même jusqu'à sélectionner les cas médicaux qui l'intéressent comme si c'étaient des grilles de mots croisés sans tenir compte du fait que ce sont des personnes sur le point de crever.

9. Ils finissent toujours par être punis de leurs manipulations/leur arrogance/leur psychorigidité sentimentale. Ou la planète qu'ils voulaient sauver explose devant leurs yeux impuissants, ou ils perdent la partie face au méchant, ou un personnage secondaire qu'ils aiment bien (généralement un love interest ou un meilleur ami) les engueule. Ce personnage est souvent d'intelligence normale mais comprend mieux les choses de la vie. Dès sa rencontre avec Monsieur Le Héros, il développe une fascination et une admiration pour cet intrigant énergumène, en tombe parfois profondément amoureux, lui sert d'interface sociale avec le reste du monde, mais finit par être lassé de ses excentricités ou découvre un coup tordu qu'il lui a fait, et lui passe un savon impérial bien mérité. Ce qui force Monsieur le Héros à se remettre en question. Watson engueule Sherlock, Wilson en a ras-le-bol de House, Leonard pique une crise envers Sheldon au moins une fois par saison, et dans la dernière (attention spoiler) Amy finit par le jeter...alors qu'on découvre dans la scène finale qu'il avait acheté une bague de fiançailles! Quant au Docteur, je ne compte plus le nombre de fois où un compagnon lui a mis le nez dans sa merde. « Mais Clara, pourquoi il y a de l'eau qui coule de tes yeux? » « Ben devine! Allez un indice, ça a à voir avec ta manie de te mêler de tout et de trifouiller la vie des gens! »

10. Malgré tout, ce sont des personnages positifs. Ces défauts et le fait que les conséquences de leurs actes leur retombent dessus les empêchent d'être des Gary-Stu (version masculine de la Mary-Sue, rien à voir avec ce brave Gary), et s'ils se font engueuler, c'est pour leur permettre d'évoluer. Il est rare qu'une « rupture » avec le personnage normal (et dont ils découvrent parfois trop tard qu'ils éprouvent des sentiments pour lui) ne soit pas suivie d'une réconciliation.

C'est pour ça que je pense que si Albin s'est vu exposé, c'est pour mieux régler un problème de fond qui aurait empêché le couple Albin/Karine de fonctionner sur le long terme si on avait laissé ce dossier en suspend. Je ne m'attends pas à ce que cette réconciliation ait lieu dans le final (surtout si c'est pour tout bâcler à la manière de ces deux planches, non abstenez-vous, je préfère encore attendre le tome 8 mais avoir un développement crédible). Au moins il a compris qu’il avait mal fait, il a tout avoué, n’a pas essayé de se justifier lamentablement ni de se cacher derrière une autre personne en lui mettant tous les torts sur le dos. Il n’est pas sur la mauvaise voie, c’est un début.

En conclusion, non, ces deux pages ne sont pas mauvaises ni inutiles, mais c’est tellement amené comme un cheveu sur la soupe…On le sait qu’Albin est un manipulateur, on se doute que Karine ne pouvait pas rester éternellement sans savoir. Cette révélation aurait eu lieu à un moment où un autre. Mais c’est trop gros. Une seule fille + le coup du poème ça aurait suffit. Le reste sert à le faire paraître encore plus salaud mais ça n’apporte rien à part des incohérences et une perte de vraisemblance. Comme si on voulait en faire trop pour être sûr que l’effet soit percutant. Albin est posé comme manipulateur dès le début du tome 5 mais je parie qu’à cette époque, l’idée d’Anna et des dix autres n’existait pas…en tous cas, cette histoire semble avoir été insérée dans la chronologie principale de façon peu naturelle, c’est ainsi que je le ressens. Désormais, quand que je lirai les tomes précédents, à partir de l’arrivée d’Albin j’aurais la sensation qu’il manque des trucs. Zut, quoi !

Bref, ma déception vient du fait que j’étais habituée à plus de subtilité dans la façon d’amener les choses. Qu’on se prenne de temps en temps des claques, ok, mais pas des parpaings dans la figure !

Petit commentaire sur l’esthétique : toutes les filles (enfin du moins Anna et #1) ont un élément de violet dans leur look, tout comme le pendentif papillon de Karine dans le tome 5. Et cette couleur est utilisée pour la couverture du tome 7.

Et occupez-vous une fois pour toutes de cette histoire d'antidépresseurs, nom d'un chiwawa en tutu rose à pois qui danse sur du Lady Gaga!

Last Edited By: Campanita Aug 27 15 1:34 AM. Edited 1 time.

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#69 [url]

Sep 2 15 5:15 AM

4038.

Karine n’a pas discuté avec Red et Gary. Dommage. Elle n’a peut-être pas envie de les voir non plus cela dit. Bah. Donc, nous nous téléportons directement à la fête de Vicky. Pour la musique : alors, je sais, je l’ai déjà utilisée…mais pas dans les musiques de la semaine !



Et puis, je suis certaine qu’il va être « sour » ce Sweet 16. J’ai vraiment cherché une autre musique, mais la seule idée qui m’est venue pour une planche qui sent les prémices d’une catastrophe, je n’ai rien trouvé qui y correspondait. Cette idée étant un vidéoclip de fête qui tourne mal, genre les convives en viennent à se lancer de la bouffe, jusqu’à ce que la reine de la soirée se ramasse l’entièreté de la pièce-montée sur son chignon savamment arrangé et poursuive les invités en rugissant telle un yéti en colère couvert de chantilly.


Soit.
« Will, Kate, Allison, Pierre, James et Rebecca, mettez-vous en ligne je vous prie. Il est temps de vous accorder pour être définitivement prêts pour la soirée. James, pète-moi un do s’il te plait.
— Prout !
— Merci, Jamesie. Maintenant, tout ensemble, vous me faites « do mi sol mi do ».
— Prout-Prout-Prout-Prout-Prout !
— Parfait. Ré fa la fa ré.
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— Prout-Prout-Prout-Prout-Prout !
— Rebecca, tu as foiré ton troisième « prout », tu n’es pas au point ! Recommence toute seule. Comment ça, non ? Tu veux être une vraie bourgeoise péteuse, oui ou non ? Ouais ben, c’est toi qui vois. »


Et nous y voici, le Sweet 16 de Vicky, avec le traditionnel gâteau qui a l’air en plastique quand on le regarde de loin, le décor mauve à souhait et les bourgeois qui pètent à qui mieux-mieux. Sauf Rebecca qui se fait comme de juste réprimander par Will pour son pet de travers.

Karine porte une robe trop belle, et une veste encore mieux. Vicky frime mais fait preuve d’attention envers son amie, ce démontre qu’elle a bien évolué et qu’elle se soucie maintenant du bien-être des autres. Elle lui demande notamment, ayant remarqué son air triste, pourquoi elle est venue seule. Karine, en vraie amie, ne veut pas ruiner l’ambiance (mais on devine tous que quelqu’un ou quelque chose d’autre s’en chargera dans les pages suivantes) et préfère lui expliquer un autre jour ce qui ne va pas avec Monsieur Je-Sais-Tout-Sauf-Qu’est-Ce-Qui-Bouge-Le-Cul-Des-Andalouses. Après avoir reçu de Karine un cadeau qui lui tire les larmes, Vicky s’apprête à ouvrir celui de Jenny, pour lequel elle est déjà plus méfiante.

La nunuche essaie vraiment de bien faire, on ne peut pas le nier, tâchant de dissiper les tensions entre elles, malgré le fait qu’elle soit venue accompagnée de Jean-Têtedeveau qui, dans un effort vestimentaire, s’est mis en cosplay de Monkey D. Luffy sans le chapeau de paille. Et qui rote du champagne. Quoi ? Du champagne pour cet olibrius ? Rhâaââ!!! Nolite mittere margaritas ante porcos ! (au moins, je n'en perd pas mon latin).

Le duo de bûches croit avoir trouvé la raison du conflit entre eux et James/Vicky : c’est parce que le futur avocat est jaloux des abdos de Jean-Coquebert. Mais c’est bien sûr ! Bravo les génies, vous tenez la vérité, là ! Ce qui serait encore mieux, ce serait de faire un délicat compliment à Vicky, genre lui faire remarquer qu’elle est insupportable à souligner votre bêtise et votre manque de savoir-vivre…vous y aviez pensé ? Bien ! Et le tout avec une autre mirifique faute de concordance des temps, histoire que ce fichu Maurice Grevisse fasse des rouler-bouler dans sa tombe. Bravo ! GG !

Jenny a donc emprunté à la bibli un livre de musculation, non sérieux, ça c’est un cadeau qu’il est trop bien ! Et cette mégère de Vicky le fiche dans une poubelle, ah l’iconoclaste ! Non, mais quelle grue ! Heureusement, si elle s’agace rapidement de la stupidité de ce couple de pancakes, elle sait aussi en tirer parti et leur fait croire que ladite poubelle est en réalité la technologie qui fait rêver les bibliothécaires (et les maniaques du rangement) : ça transporte les bouquins et les classe directement sur l’étagère. Mazette !

Et en parlant de bibliothèque…Jenny a pénétré dans un de ces endroits ? Mais…elle n’a pas eu peur ? Elle ne s’est pas mise à courir partout en gesticulant et en criant « Aaaaah ! Des livres ! Au secours !!! » ?
Et à tous hasard, elle n’y a pas croisé Anna à la recherche de l’ouvrage : Comment faire soi-même un cocktail Molotov pour le balancer au beau milieu d’une fête d’anniversaire ?

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#70 [url]

Sep 7 15 5:31 AM

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Voilà, je vous mets un gif de ce sympathique Mr Dimartino de Daria, série qui a bien failli fournir la musique de la semaine. Je pensais à l’épisode qui est entièrement une comédie musicale et dont le sujet est l’arrivée imminente d’un orage si violent qu’il pourrait détruire la ville. Ce qui réjouit hautement le duo nihiliste et pessimiste Daria et Jane, qui poussent la chansonnette pour célébrer la joie de l’anéantissement : « Allons, ma fille, lève et toi et prie, pour que la ville soit balayéééééée !!! »

Parce qu’il y a un orage qui éclate dans le final, et c’est un point esthétique qui a toujours été bien géré dans Les Nombrils : ce qu’on appelle une « météo empathique », vous pouvez vérifier, dans tous les albums le temps correspond à l’humeur des personnages, et là cet orage était effectivement le choix le plus judicieux.

Mais je n’ai pas trouvé de vidéo youtube avec cette chanson. Et puis, je voulais quelque chose de moins cynique. Je suis une éternelle optimiste, et si je suis toujours mécontente de ce final et de ce tome de manière globale, j’espérerai toujours que du positif en sortira. Alors, la musique de la semaine est mon message d’espoir pour que les trois couples que je shippe finissent par avoir une issue heureuse : voici…

Arh, merde, c’était pas la bonne vidéo ! Non, voilà, la chanson du mot en « L » qui n’est pas ce que Rebecca imagine. Le mot en « L » il est en « A » en français évidemment. Et puis Albin devrait vraiment avoir la voix de Nicola Sirkis. J’ai d’ailleurs réécouté l’entièreté de l’album La république des météores durant la rédaction de cette review. Ce groupe correspond tellement à cette bédé, c’est dingue. Ou je suis juste une fangirl qui voit des correspondances partout.



Alors, on va commencer par les broutilles, à savoir les trucs sur lesquels je chipote parce que je suis une emmerdeuse j’aime chipoter.

Premièrement, Karine à Albin : « À l’âge de deux ans, tu as poussé mes parents à me concevoir pour pouvoir un jour me manipuler ? ». Donc, si Karine a 15 ans ou 16, Albin en a 17 ou 18 (et 9 mois) alors qu’il en avait 22 dans le tome 5 ? Benjamin Button, sors de ce corps ! Ou alors, Serge et Suzanne ont mis cinq ans à parvenir à faire un bébé (ils ignoraient le « mode d’emploi » ?). Mais bon, on va dire que Karine est trop amère pour se rappeler comment fonctionne les soustractions.

Ensuite, mais là, c’est ma faute, j’ai toujours cru que la grand-maman de Vicky du pendentif était la même que celle qui est morte dans le tome 2. Parce que les gens qui la pleurent au funérarium sont blancs, j’avais déduit que c’était la mère de Kate. Même si elle avait des cheveux frisés, ça faisant juste « coiffure de vieille ». Après, ce personnage ne sert pas à grand-chose à part à nous apprendre que Vicky s’appelle en réalité Victoria (Yes ! Je le savais !) et faire des remarques à côté de la plaque mais ma foi assez drôles. « Des gouttes ? »

Maintenant que cela est fait, je vais analyser en fragmentant moi aussi, par couple.

1) On va commencer avec Karine et Albin, l’intrigue qui sentait déjà bien le sapin ! Parce que ça risque de finir comme la grand-mère de Vicky (celle qui est morte pas celle qui est coiffée comme Kate).


Anna n’a pas repointé son gros tarin et n’a pas balancé de cocktail Molotov (de toutes façons, en ce qui concerne les explosifs, personne n’avait besoin de son concours ce soir-là). Du coup, nous ne saurons pas ce qui s’est passé une fois que Karine est partie en claquant la porte. Est-elle parvenue à faire craquer Albin qui était en manque de seske ? A-t-elle dû le violer pour obtenir ce qu’elle voulait ? L’a-t-il gentiment repoussée et s’est-elle écrasée ? Ou s’est-il vu obligé de la foutre dehors à coup de pied au derche ? Ou pire : s’est-il Vinkopathifié et l’a-t-il balancée dans le fleuve pour en être définitivement débarrassé ? Mystère et boule de gomme.

Nous ne le saurons pas, de même que nous ne saurons pas comment il s’est remis de sa dépression. À croire que ça n’intéresse vraiment personne. Oui, ce détail me perturbe toujours autant. Les antidépresseurs sont plus ou moins l’équivalent psychique des analgésiques : ça supprime momentanément le symptôme de souffrance, mais ça ne supprime pas la racine du mal. Les raisons pour lesquelles il a touché le fond n’ont pas été traitées, et si elles l’ont été, ça c’est fait hors-champ, donc on ne sait pas où sont passés ces tourments à propos de Vinko, de sa perception de lui-même et de chanter les textes coécrits par un assassin. Probablement qu’ils ont été aspirés par la même faille spatio-temporelle de laquelle Anna est sortie. Avant le tome 7, les auteurs nous avaient promis dans une interview un Albin « en ruines, et Karine qui devient à son tour le pilier sur lequel il s’appuie ». On n’a rien eu. On l’a bien vu en ruines, mais la situation s’est réglée d’un coup sans raison, et Karine n’y est pour rien. Elle n’a redressé le groupe que parce qu’elle s’y est attachée, pas pour lui. Elle n’a rien à voir avec sa guérison, Anna non plus. En fait, tout porte à croire qu’il s’est remis tout seul par la grâce du Saint-Esprit. À croire que cette dépression n’était définitivement qu’un prétexte scénaristique pour que Karine découvre son attachement au groupe et ses capacités de leadership. Super. Donc, en gros Albin, c’est juste un outil bien pratique pour articuler ce qui arrive à Karine : d’abord il l’aide à s’en sortir et à triompher de Mélanie, il lui donne confiance en elle, lui met un pansement sur la blessure causée par Dan, puis tombe de manière convenue en dépression pour qu’elle puisse s’affirmer, et guérit de cette dépression quand ça ne sert plus à rien, et qu’est-ce qu’il reste à faire ? Ben, le jeter, tiens ! D’ailleurs, pour justifier qu’elle ne l’aime plus, rendons-le le plus connard possible pour qu’elle ait raison de le faire. Parce qu’elle est trop conne pour ne pas être en couple avec quelqu’un qu’elle n’aime pas, elle a besoin d’un prétexte pour s’en débarrasser ! Bref, Albin, c’est pas un personnage en fait, c’est un dispositif scénaristique !

Mais je me rends compte que je n’ai pas encore commencé à raconter ce qui se passe.

Donc, Albin se ramène à la fête pour dire à Karine qu’il l’aime. Ouais, le moment tant attendu, le moment touchant où le mec psychorigide du cœur va enfin avouer que la sublime héroïne est l’élue des anges qui est parvenue à le faire changer. C’était pas émouvant. Pas du tout. D’abord, parce qu’il lâche son fameux « Je t’aime » comme il dirait « J’aime la tarte au citron meringuée », et le dialogue qui suit n’est pas mieux. Ils ont tous les deux l’air de comédiens qui viennent à peine de découvrir le texte de la prochaine pièce et qui en sont encore à répéter avec la brochure à la main. Ensuite, ils se rabibochent à la vitesse éclair. Pas crédible. Tous les lecteurs auront compris qu’il y avait une couille dans le potage (j’adore cette expression). Et il y en a une. Le producteur (Patrick Boulet lui irait à ravir comme nom) envoie un mail à Karine pour lui expliquer que, comme son prédécesseur, l’éthique il s’assoit dessus, que le bien-être des gens il s’en tamponne l’oreille avec une charentaise, et qu’ayant appris sa récente dispute avec Albin il a fait promettre à celui-ci d’arranger les choses pour qu’elle signe le contrat. Du coup, elle se sent à nouveau grugée et ça frite encore plus entre eux. Ça a au moins le mérite de rendre la scène précédente plus juste. Le lendemain, il lui fait remarquer qu’elle va signer parce que de toute façon elle est trop attachée au groupe, d’ailleurs, le contrat la mentionne comme auteure. Et donc, on la voit s’apprêter à signer même si on ne sait pas ce qu’il en est. Mais effectivement pourquoi les autres feraient péter le champagne dans le cas contraire ? Gary a fait tourner ce qu’il a pris et qui lui donne ce regard stone ou quoi ? Tsst. Sacré Gary.

Et la page de garde à la fin mentionne « Albin aime Karine », et si ce tableau ne ment pas (ce qui serait le summum du trollage), c’est qu’il est vraiment amoureux d’elle…mais rien dans son attitude ne le montre. Je ne m’attendais pas vraiment à le voir ramper à ses pieds, mais au moins qu’il montre ses émotions. En fait, il prend la chose avec une légèreté déconcertante, il n’a même pas l’air soulagé quand elle lui pardonne, et trinque avec les autres sans se préoccuper du reste. Après, si vraiment il l’aime, le coup du mail de Patrick Boulet peut vraiment être un mauvais timing (il peut avoir dit à Pat’ qu’il allait parler à Karine pour que celui-ci lui lâche la grappe mais à côté de ça avoir une raison personnelle et sincère de se faire pardonner) et à peut-être repoussé Anna hors-champ. Mais diantre, qu’il cache bien sa joie de voir Karine rester à ses côtés malgré tout !

C’est pour ça que je trouve que ce personnage devient incohérent. On ne sait vraiment pas où on va. Je ne peux même pas dire que je le déteste ou qu’il m’a déçue (même si j’ai la désagréable impression qu’on essaie de nous le faire détester), parce qu’il faudrait d’abord que je comprenne ce qu’est ce mic-mac.

Bref, par défaut, je vais continuer à l’aimer et me dire qu’il y a juste un truc hyper mal expliqué. Et ce serait dommage d’en faire un connard. Déjà parce que c’est pas tous les jours qu’on voit un personnage albinos qui n’est pas un fou dangereux tordu salaud etc., mais aussi parce qu’il s’est fait une telle place dans la bédé que ce serait juste horrible de le démolir aussi misérablement.

Il y a une bande vers la fin de l’album où on voit les trois héroïnes dans des cases différentes mais menant une conversation similaire. Et si c’est la tête de Karine qu’on voit, c’est Albin qui est mis sur un pied d’égalité avec Vicky et Jenny. Vous voyez qu’il est en train de devenir le troisième héros à sa place ?

Sinon, la théorie comme quoi il a trop consommé de médocs et plane en permanence depuis la moitié du tome, ce qui explique ses réactions décalées, est encore la meilleure théorie actuelle. C’est triste à dire.

Maintenant, je vais vous expliquer pourquoi j’ai réalisé que je détestais Karine. Notez que mon avis n’engage que moi, mais c’est ce que j’ai ressenti. Mais je refusais de me l’avouer depuis…oh je ne sais même plus depuis combien de temps je me force à m’auto-convaincre du contraire.

Oh, je ne la détesterais pas en tant que personne réelle, mais en tant que personnage de fiction, je la déteste. Ou plutôt je ne l’aime plus. Ça me fait mal de le constater, parce que comme beaucoup, je me suis à un moment donné identifiée à elle, et le final du tome 4 était un pur moment de jubilation, mais voilà, c’était le bon temps.

Et non, ce n’est pas dû à sa transformation, je déteste autant l’ancienne Karine que la nouvelle, d’autant plus que c’est la même personne, et elle n’a pas changé. Non, Albin ne l’a pas changée du tout, je pense même qu’il a eu plus d’influence sur Vicky que sur elle, c’est dire. Bon, ce n’est pas que lui qui a changé Vicky (c’est surtout Mégane), disons qu’il y a indirectement contribué. Mais Vicky, on voit que son attitude a changé et qu’elle ne reviendra pas en arrière. Karine, passé son coup de gueule du tome 5, est redevenue comme avant. Elle en est toujours au même point que depuis le tome 1 : une pauvre cruche qui gobe tout ce qu’on lui dit, qui ne commet jamais d’erreur si ce n’est celle de mal placer sa confiance, qui est toujours celle qui subit et non celle qui faute pour apprendre de ses erreurs et évoluer ensuite. Ce n’est jamais elle la responsable de son malheur, ou alors seulement par omission ou par excès de gentillesse. Elle se fait manipuler et/ou trahir, s’en rend compte, jure mais un peu tard qu’on ne l’y reprendra plus…et on l’y reprend sans trop attendre. Et rebelote. Et pour un personnage de fiction, c’est anti-constructif.

Ce genre de personnage est attachant au début, surtout si on se retrouve dans le portrait de l’ado timide qui rêve d’une place au soleil, et si elle subit la méchanceté de personnages hauts en couleur et que c’est tellement cruel que ça devient de l’humour noir, mais au bout d’un moment, ça lasse. Vicky et Jenny font des conneries, en payent les conséquences et en tirent des leçons (même si dans le cas de Jenny ça peut prendre du temps pour que son neurone percute). Leur quête est de devenir plus matures. La quête de Karine, c’est d’attendre que tombe du ciel des amies et un copain assez purs pour elle. Vicky a évolué, Jenny est partie pour la suivre, et question mec, que ça soit Albin ou Dan, les deux peuvent s’être remis en question. Bref, Karine ne bouge pas, c’est son entourage qui progresse pour être « assez bien pour elle ». Jamais on n’évoquera des questions comme le fait qu’elle puisse être à son tour méchante envers ses amies (et si ça arrive, c’est pas sa faute, c’est celle d’Albin qui utilise sur elle un contrôle mental ! Karine n’est jamais responsable de ses défauts, non !) ou que dans l’hypothèse où Albin aurai été sincère avec elle, elle ne l’a pas été avec lui parce qu’elle s’est servie de lui pour se remettre de sa rupture (et faire souffrir Dan par vengeance…sérieux, cette couverture prototype ne vous donne pas envie de maugréer « salooopppe » ?).
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Bon, le fait qu’à côté de ça elle passe les trois quarts de son temps à culpabiliser pour des choses qui ne sont pas de son ressort compense mais…c’est même pas que je pense que ça fasse d’elle une mauvaise personne (il y a bien bien pire dans la bédé) mais que son personnage est à la longue assez chiant. On était heureux de la voir progresser à la fin du tome 4, et on était curieux de voir ce qu’elle allait devenir ensuite. Bilan trois tomes plus tard : nada. C’est limite si les certains éléments, comme ceux apportés par Anna, n’ont pas déconstruit sa progression précédente. En tous, ça gâche sacrément la beauté de son triomphe fin tome 4 (qui a dégringolé de deux places dans mon classement rien qu’à cause d’elle ! Désormais, mon préféré est le 6, suivi du 5).

Karine n’est de plus ni particulièrement intelligente, ni particulièrement drôle, il n’y a rien de vraiment fun chez elle, à part l’obsession familiale pour les bananes et encore. Elle n’a ni la répartie cinglante de Vicky, ni l’humour involontaire de Jenny, ni même la putasserie de Mélanie ou le côté dégueu de Murphy. Elle est trop normale. Ce n’est pas pour elle que je lis Les Nombrils, ce n’est pas d’elle que découle ce qui fait tout le sel de la bédé !
Je ne l’ai pas remarqué de suite, mais c’est maintenant clair : elle n’est intéressante qu’associée à d’autres personnages plus piquants qu’elle, que ça soit ses amies, Albin, ou le groupe. Pas Dan, par contre, qui lui est ennuyeux comme la pluie. Bah, du coup j’avoue, ils vont bien ensemble, mais ça veut dire que leur couple est ennuyeux puissance mille, et le devenir d’une paire d’idiots trop mous qui se font toujours avoir m’indiffère complètement. C’est pour ça que je vomis ce couple. Le seul truc de fun qu’il y avait à propos de d’eux, c’était de découvrir quel tour Vicky et Jenny allaient leur jouer. Ce qui ne fonctionnerait plus actuellement.

Mais voilà, Karine ne m’intéresse plus. Autant les auteurs ont réussi l’exploit de nous faire aimer Vicky alors que ce n’était pas évident, autant avec Karine c’est l’inverse. En fait, que Vicky soit devenue plus gentille et que donc ce que Karine vit en est par conséquent moins cruel l’a rendue encore plus chiante.

Albin mérite mieux. S’il a fini par tomber amoureux d’elle, pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle a de spécial ? Rien ! C’est juste que comme c’est l’héroïne, ça ne pouvait être qu’elle qui décoincerait le cœur asséché du monstre incompris. Parce que lui, il est fun et ce qu’il est, dit, fait et vit m’interpelle. Depuis le début je croyais que je shippais Albin/Karine mais en fait je n’apprécie que lui dans ce duo. C’est ça la révélation que j’aie eue en lisant ce final : c’est lui que j’ai envie de voir, pas elle ! Elle je m’en fous ! Encore une fois, si je rencontrais Albin en vrai…je crois qu’il le sentirait passer ! Mais en tant que personnage fictif il est extra (enfin, il serait encore mieux sans les incohérences). J’aime les vilains petits canards. Et c’est pour des personnages comme lui ou comme Vicky que j’ai envie de m’investir dans une fiction en allant très loin dans l’émotionnel. Pas pour Karine.

Sérieusement. Qu’elle aille rejoindre son barbichu à New-York, qu’ils disparaissent tous deux de la bédé une fois pour toutes, et qu’Albin la remplace en tant que « troisième héroïne ». Ou que le tome 8 mette en valeur Karine et Dan sous le titre Un couple d’ennui avec sur le quatrième de couverture : « La vie est belle, et puis *bâille* après ?» et qu’on sorte un spin-off où Albin devient BFF avec Vicky et qu’ensemble ils…je sais pas…qu’ils montent une agence de détectives, voilà.

Maintenant que j’ai passé mon coup de gueule, je vais en venir au positif. Encore que non, il y a un dernier petit point, mais minime en comparaison. C’est certains personnages qui sont lourds a toujours revenir avec le même tintouin. D’abord, Mégane qui dit que Vicky est une cause désespérée et qu’elle abandonne, mais qui ne manque aucune occasion pour lui foutre le nez dans la gravité de la situation. Elle m’évoque ces donneurs de leçon qui disent : « C’est bon, je ne te parle plus. J’ai compris. Mais…non en fait, j’ai trop envie d’avoir raison ! » Bien que je n’aie rien à redire sur elle après. Crani, tu peux expliquer pourquoi elle t’a laissée perplexe ?

Ensuite, les bourgeois péteurs qui insistent trop sur le fait qu’ils n’aiment pas leur progéniture mais la voit juste comme un investissement qui a intérêt à se révéler rentable si elle veut recevoir de l’affection de leur part. C’est lourdingue, parce qu’ils reviennent tout le temps à la charge avec ça. Cette fois, ce que ça m’évoque, ce sont les méchants de dessin animé contents d’être méchants et qui vont jusqu’à le célébrer dans une chanson.Oh que c’est bon d’être mauvais !


Quoi, c’est pas rigolo des SS qui dansent la macarena ? Ok, cette chanson est perturbante...le film dont c'est tiré est perturbant.

Bien, c’est maintenant l’heure de passer à la suite, avec une nouvelle image, qui va vous annoncer de quels personnages je vais parler à présent :

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2) Jean-Trucmuche n’a pas progressé niveau intelligence, et l’alcool n’arrange rien. Il en vient à peloter les boobs d’une invitée particulièrement plastifiée. Pendant ce temps, Jenny est travaillée par les paroles de Karine à propos de dire à ceux qu’on aime qu’on les aime. Elle s’en veut de ce qu’elle a infligé à Hugo devant fem!Murphy et téléphone à Calinou. Tombant sur son répondeur, elle laisse un message à s’en va dire à Jean-Nigaud qu’elle veut se casser de la sauterie. Elle le surprend en train de faire dire « Camion » à la siliconnasse et l’expédie dans la piscine de rage. Elle a ensuite tout juste le temps d’observer un baiser interdit entre Vicky et Mégane que la suite s’enchaîne. Elle se crêpe le chignon avec une Vicky complètement éméchée qui lui balance tout ce qu’elle a sur le cœur, à savoir qu’elle n’est qu’une débile vulgaire et mal éduquée, et par-dessus tout elle méprise la pauvreté! Étant chacune au courant de l’amour secret de l’autre, elles le révèlent au grand jour dans des chansons dont on devine qu’elles sont du niveau de gosses de maternelle dans leur bac à sable. Avec la danse idiote qui va avec. Évidemment, Vicky n’envisageait pas de faire son coming-out de cette façon et flanque une tarte à la rouquine. Celle-ci assiste ensuite médusée à la suite des festivités et nous la retrouvons le lendemain sur le seuil d’Hugo qui la largue, chose qui ne lui était pas arrivée depuis…depuis Fred. C’est amusant à souligner, Jenny s’est fait jeter par le président ET le vice-président. Le cœur en miettes, la pauvre rouquine ne s’attend pas au prochain retournement de situation.

Du reste, je ne comprends pas pourquoi elle reste malgré tout avec Jean-Platdenouilles, ce que le tableau à la fin suggère, même si elle n’en a pas très envie. Et l’autre qui n’a pas capté qui était « Hugro »…ça n’était pourtant le meilleur trait d’esprit de Vicky (je sais, je ne suis pas mieux niveau jeux de mots), faut croire que c’était encore trop subtile pour ce triple-abruti.

3) Passons maintenant à Vicky. Qui frime encore, mais plus pour longtemps. Elle se voit offrir la fameuse voiture sur laquelle bave déjà un beauf qui doit s’appeler Régis ou Jacky. Elle se fait féliciter par sa baronne de matriarche, puis par Mégane pleine d’ironie. Elle se lance alors dans un jeu intitulé « Bois un coup à chaque fois que Campanita écrit ‘bon ‘, ‘ben’, ‘alors’, ‘après’, ‘en tous cas’, ‘de toutes façons’, 'd'ailleurs', 'et donc' ou ‘sérieusement ‘ ». Vous devinez qu’elle finit rapidement pétée comme un coing, bien que j’approuve le choix de l’élixir : les cuites au champagne sont les meilleures ! Alors qu’elle s’enfile flûte sur flûte pas vraiment enchantée, elle surprend une nouvelle dispute entre ses parents qui tentent tant bien que mal de sauver les apparences auprès de leurs guests. Étant elle aussi travaillée par le fait de dire qu’on les aime à ceux qu’on aime, elle retrouve Mégane qui s’en allait on-ne-sait-où et lui avoue en se dandinant de sa démarche claudiquante que oui, elle pense qu’elle l’aime mais si elle la déteste aussi (deux sentiments beaucoup plus proches qu’on ne l’imagine). Mais qu’elle ne peut pas assumer en public parce que réputation tu vois. Mégane lui assure qu’elle sera à ses côtés pour traverser ces épreuves avec elle. Elles échangent un baiser langoureux alors que le tonnerre éclate aux dessus de leurs têtes. Mais finalement, Vicky ne pourra pas supporter la situation et s’enfuit les larmes aux yeux. La scène suivante montre qu’elle s’est resservie, et tombe sur James s’apprêtant à sortir Jean-Muffle qui s’est mis à faire du gringue à Allison (parce qu’elle est bien conservée, la cougar). C’est à ce moment-là qu’elle se castagne avec Jenny, verbalement, musicalement, et puis physiquement. Ce qu’il y a, c’est que le sujet de sa possible homosexualité n’est tombé dans aucune oreille de sourd, surtout que Jenny a la météo empathique de son côté pour assener sa révélation : éclair qui craque s’il vous plait ! Vicky nie avoir embrassé Mégane et prétend que celle-ci lui a sauté dessus. Mais James n’est pas dupe. Ah, il est peut-être plat et ses centres d’intérêt sont plus ennuyants qu’un documentaire sur la reproduction des pingouins en Arménie, mais l’es pas con le Jamesinou. Allison, quant à elle, n’en croit rien, sauf que Mégane intervient et fait son coming-out.

Certains d’entre vous ont dit avoir du mal avec les réactions des parents, alors voici ce que je pense : Pierre et Allison pouvaient aussi bien ne pas être au courant ou être dans le déni, ou penser que c’est juste une phase. Will et Kate ne peuvent pas croire que Vicky puisse être lesbienne. On pourrait s’attendre qu’à partir du moment où ces quatre bourgeois découvrent le pot aux roses ils rejettent et déshéritent totalement leur fille respective mais…malgré tout, ils doivent tout de même avoir un peu d’amour pour elle au fond d’eux. Même si en formulant une hypothèse Kate dit à Vicky qu’elle ne lui parlerait plus, elle peut ne pas réagir ainsi le jour où ça arrivera vraiment. Ce n’est pas le genre de réaction qu’on peut prévoir. Et ça explique aussi pourquoi Pierre et Allison prennent le parti de Mégane.


Quoi qu’il en soit, c’est fini les ronds de jambes entre les deux familles, qui sont bien partis pour nous rejouer les Montaigu et les Capulet, Romeo et Juliette étant la référence ultime pour ce qui est des amours interdites. Moi, je préfère MacBeth. Puisqu’on parle de Shakespeare, avez-vous remarqué que Will, qui pourtant partage son prénom avec le Barde, parle de moins en moins anglais ? Ça dégénère, la chorale de péteurs se désagrège sous un ciel orageux d’où la pluie coule comme du champagne dans l’œsophage de Vicky. Les vieux se tapent, et Pierre lâche même une insulte raciste. Tout ceci montre bien à quel point ces deux couples sont identiques : ils ne peuvent même pas se blairer entre eux et font semblant pour des raisons de standing.

Les Montaigu se barrent et Juliette vomit dans son carrosse. Régis va pas être content.

Le lendemain, Vicky tente de limiter les dégâts de cette soirée désastreuse avec James, mais, à l’instar de Jenny et d’Albin (ils sont les trois personnages aux iris colorées), elle se fait froidement rejeter par une personne dont les cheveux sont naturellement blonds.

La fin du tome est excellente, surtout dans son montage, ce qui fait du bien après une partie de l’album que je continuerai de trouver mal amenée et mal gérée, les dernières planches sont vraiment bien goupillées. Ce serait encore mieux si Albin n’était pas incohérent mais on va dire qu’il est schnöll avant même d’avoir sabler le champagne. Comme autre montage bien fichu, il y a que les deux plus grosses « ruptures » à savoir Jenny/Vicky et Albin/Karine ont droit à un prémice ou l’un s’amène vers l’autre pendant qu’un tiers s’en va l’air gêné pour se mettre à l’abri.

Will et Kate sont ruinés (à cause de Pierre, mais je n’ai pas trop compris non plus comment cela était possible, surtout en l’espace d’une nuit) et ne peuvent plus se supporter. Sans savoir si le divorce a été concrètement envisagé (de toutes façons, je parie qu’ils n’ont plus trop envie de fréquenter le milieu judiciaire) ils ont décidé de prendre leurs distance et de vendre leur maison. Rebecca reste avec Kate et ses relations sororales ne risquent pas de s’améliorer. Vicky repart avec Will, ils partageront un nouvel appartement avec la copine de ce dernier, « Freckle » (il a vraiment un fétichisme pour les rousses !) qui n’est autre que…Jennifer ! Juste au moment où Vicky se dit qu’elle ne peut plus voir Jenny en photo, elle se voit obligée de désormais partager sa chambre avec celle-ci.

Final qui promet beaucoup de rebondissements. Comment Vicky va-t-elle s’adapter à son nouveau niveau de vie ? Will va-t-il avoir un crush pour Jenny ? Il y a des tas de questions à se poser.

Bref, je n’ai pas changé d’avis : ce tome est celui que j’aime le moins, mais ça ne veut pas dire grand-chose, la série reste excellente.

Tiens, et si je rajoutais une rubrique trivia ?

1) Vous ne le saviez probablement pas, mais si je ne suis pas une fan de foot, je suis issue d’une famille qui compte pas mal de supporters (parfois hard core) du Standart, dont les couleurs sont rouge et blanc (enfin surtout rouge). Bon, ce sont les couleurs des Albinos, l’un d’un s’est révélé s’appeler Red et à la toute fin, Albin porte une cravate rouge, puis une écharpe rouge identique à celle de Karine….Les ennemis viscéraux du Standart sont Anderlecht, dont les couleurs sont mauve et blanc (enfin surtout mauve). C’est au point que quand il y a un match, se promener avec des vêtements mauves dans ma région peut vous valoir des insultes de la part de gros beaufs. Le mauve est la couleur de la couverture du tome 7, de la déco de la fête deVicky, du tee-shirt d’Anna et des bas-collants de cas#1.

Ben mince, j’aurais dû croire mon papa le jour où il m’a dit que le foot c’était la vie. En tout cas : Team Red !


2) Vous savez quel terme japonisant est employé pour désigner un personnage masculin sexy à lunettes ? « megane » ( prononcez « mégané »), le féminin étant meganeko.

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